SEMINARIO INTERNAZIONALE
Pigna-Saorge,
écomusée de l’arrière-pays
Dans le cadre du programme Interreg IIIA, le séminaire a réuni pendant deux jours plus de cent vingt personnes accueillis par les maires respectifs des deux communes, M. Littardi et P. Silici. De nombreux étudiants du laboratoire Laurt de l’Université de Gênes et quelques universitaires brésiliens invités par le Prof. Stringa, ont élargi le débat en présentant leurs expériences et recherches transatlantiques.
Le thème central de la rencontre « Pigna-Saorge, écomusée de l’arrière-pays » a été abordé sous des aspects divers : l’énoncé des points communs et des liens historiques entre les deux communautés, les thèmes, les circuits potentiels dans la zone envisagée, puis le rappel de la définition de l’écomusée : la valorisation d’un territoire particulier et de son originalité, des activités humaines qui l’ont modelé, la création d’un réseau de lieux de visite ayant un lien entre eux, la participation indispensable de la population locale, et l’existence d’un point de référence central, avec la présentation de collections qui pourrait en l’occurrence être le musée de Pigna, « La Terra e la Memoria »,. Le projet d’écomusée ne pourra se développer qu’avec l’agrandissement de ce musée. Un projet de réhabilitation architecturale est évoqué tenant compte de l’intégration du bâtiment dans le paysage du bourg médiéval de Pigna. Des espaces d’exposition permanente élargis, d’autres pour les expositions temporaire, des espaces polyvalents et des locaux techniques, offriraient de bonnes condition de travail pour développer le projet d’écomusée. Souhaitons que les moyens arrivent vite pour commencer les travaux !
D’autres projets ont été évoqués, entre autres celui d’un écomusée de la transhumance à Mendatica, un autre lié à l’exploitation des carrières d’ardoise dans la vallée de l’Argentina, une expérience de vingt ans d’existence de l’écomusée du pays de la Roudoule, à Puget Rostang (Alpes-Maritimes) nous a montré par ailleurs combien il faut être concret et prévoir en amont les conditions de fonctionnement et les conditions de pérennité de ces initiatives. Des réflexions sur la gestion financière des écomusées du Piémont ont nourri également ce thème. Toutefois la formule de l’écomusée semble souvent être le lieu privilégié pour présenter les réflexions sur divers types de relation entre l’homme et la nature.
L’aspect juridique enfin a été soulevé et présente une certaine hétérogénéité : en France, la Direction des Musées de France, du ministère de la Culture, reconnaît et soutient certains de ces écomusées s’ils correspondent à la définition ; une législation des écomusées existe dans la région du Piémont, elle n’existe pas encore en Ligurie.
Les séances de travail ont été accompagnées de moments de détente, à Pigna la visite du musée, celle des fresques de l’église San Bernardo et de l’exposition sur les boutiques et artisans, à Saorge, nous avons pu admirer le Monastère des Franciscains, son histoire et ses activités actuelles, puis l’église et les fresques de la Madonna del Poggio.
La gastronomie était présente tant à Pigna qu’à
Saorge, ainsi que la musique : la « bandina »
de Pigna a animé la première soirée au son de valses
et de polkas, puis samedi après-midi, après un magnifique
carillon de B. Duval, la fanfare de Pigna « L’Alpina »
a défilé dans le centre de Saorge et a présenté
un concert a Ciapagna, sous la baguette de son chef, G. Ughetto.
Merci à tous ceux qui ont participé à la réussite
de ces deux journées.
Christiane Eluère
Personalizza

